Hausse annoncée : essence et gasoil coûteront 4 à 6 centimes de plus par litre

Image d'illustration. Approvisionnement en essenceADN
Les prix à la pompe vont de nouveau grimper, avec une hausse prévue de 4 à 6 centimes par litre d’essence et de gasoil. Cette augmentation s’explique par plusieurs facteurs qui pèsent sur le marché des carburants en France.
Tl;dr
- Hausse de 4 à 6 centimes sur les carburants attendue.
- Les « CEE » pèsent de plus en plus sur les prix.
- L’impact sera immédiat dès janvier à la pompe.
Carburants : des prix sous pression dès janvier
Sur le front de la consommation, l’ombre d’une nouvelle hausse des prix plane déjà sur les stations-service. Dès le début de l’année prochaine, les automobilistes pourraient voir s’envoler le tarif du litre d’essence et de gazole. Cette fois, c’est le mécanisme des « certificats d’économie d’énergie » (CEE), conçu pour encourager la sobriété énergétique, qui fait grimper la facture.
Les CEE, un dispositif de plus en plus coûteux
Créés en 2005 selon le principe du pollueur-payeur, les CEE imposent aux fournisseurs d’énergie de soutenir financièrement des travaux ou actions permettant de réduire la consommation. Installer une pompe à chaleur à la place d’une chaudière au fioul, par exemple, peut permettre à un fournisseur d’obtenir ces fameux certificats. Mais ce système a désormais un prix : il coûte cher… et cette charge est progressivement répercutée sur le consommateur final.
D’après Olivier Gantois, directeur de l’Ufip Energies et mobilités, la part liée aux CEE atteindrait actuellement environ 11 centimes par litre de carburant vendu. Avec la nouvelle révision des obligations prévue pour 2026, ce montant devrait bondir entre 15 et 17 centimes dès janvier prochain. Il nuance cependant : « Les marges nettes des distributeurs étant de l’ordre de 1 à 2 centimes, il est certain que cette augmentation sera répercutée ».
L’impact sur le portefeuille des Français
Actuellement, un rapide coup d’œil aux tarifs confirme déjà la tendance haussière. Le litre de gazole se situait autour de 1,697 euro en moyenne au 21 novembre, tandis que le super SP95-E10 affichait 1,707 euro. En cause ? L’enveloppe totale allouée au dispositif ne cesse d’augmenter : elle passera de 6 milliards d’euros en 2025 à plus de 8 milliards en 2026.
Dans ce contexte non régulé où chaque distributeur fixe librement ses prix – une situation qui offre peu d’espoir d’amortir cette hausse –, voici concrètement ce qui attend les consommateurs :
- Paiement immédiat du surcoût dès janvier.
- Aucune harmonisation nationale possible des prix.
Des marges serrées… et peu d’alternatives
Les professionnels du secteur rappellent que leurs marges restent très faibles — guère plus qu’1 ou 2 centimes par litre selon l’Ufip. Résultat : toute hausse structurelle liée aux CEE, aussi minime soit-elle, finit presque mécaniquement dans la note finale payée par les usagers. Pour ceux-ci, il faudra sans doute s’habituer à composer avec un coût supplémentaire bien réel chaque fois qu’ils feront le plein — sans perspective immédiate d’allègement sur ce poste clé du budget des ménages.
